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Résumé de l'étude
Cette étude, réalisée auprès d’un panel représentatif de 4 000 personnes âgées de 16 ans et plus, analyse la manière dont les Français s’informent sur l’actualité et se repèrent face à la désinformation.
L’enquête montre d’abord que 70,3 % des Français se déclarent très ou assez intéressés par l’actualité et que 83,6 % disent la consulter au moins plusieurs fois par semaine. Parmi les différents canaux d’information, les médias traditionnels restent de loin les plus utilisés : 81 % des Français y ont régulièrement recours, contre 43,4 % pour les réseaux sociaux, 39,9 % pour les médias dits « alternatifs » et 12,5 % pour les outils d’intelligence artificielle (IA).
Les pratiques d’information varient cependant fortement selon l’âge. Parmi les moins de 25 ans, les réseaux sociaux sont utilisés plus régulièrement que les médias traditionnels pour suivre l’actualité, même si ces derniers sont toujours régulièrement consultés par environ six jeunes sur dix. Le recours à l’IA est lui aussi nettement plus fréquent chez les plus jeunes : plus d’un quart des 18-34 ans déclarent l’utiliser régulièrement pour s’informer.
Les médias traditionnels bénéficient du niveau de confiance le plus élevé au sein de la population : 67 % des répondants disent leur faire confiance pour leur fournir une information fiable et de qualité sur l’actualité, contre 29,4 % pour les médias « alternatifs », 17,2 % pour les outils d’IA et 17 % pour les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont par ailleurs le canal le plus souvent associé à la diffusion de désinformation : 77,7 % des personnes interrogées estiment qu’ils en diffusent très ou assez souvent, contre 57,9 % pour les médias « alternatifs », 46,8 % pour les outils d’IA et 35,9 % pour les médias traditionnels.
Face à une information jugée douteuse ou fausse, 67,5 % des répondants déclarent multiplier les sources pour la vérifier, tandis que près de la moitié consultent au moins occasionnellement des contenus de vérification des faits (« fact-checking ») proposés par les médias traditionnels. Ces pratiques sont sensiblement plus fréquentes parmi les personnes les plus diplômées.
Une part importante des Français estime être en mesure de repérer les contenus produits ou manipulés par IA. Ainsi, 46 % des répondants pensent pouvoir identifier une vidéo truquée ou réalisée par IA, 44,8 % une image de ce type et 32,4 % un faux article écrit par IA. Les 18-34 ans se déclarent nettement plus confiants que les personnes plus âgées dans leur capacité à identifier de tels contenus. Enfin, 64,6 % des Français estiment que l’éducation aux médias et à l’information devrait être promue auprès de l’ensemble de la population, mais seuls 16,7 % déclarent souhaiter personnellement suivre une telle formation.
